Aller le contenu

Mois : juillet 2013

Pacific Rim : Del Toro toujours sur la brèche !

Il y a des cinéastes qui s’installent avec le temps parmi les valeurs sûres ; l’espagnol Guillermo Del Toro est ainsi devenu au fil de quelques films une figure marquante du grand écran, avec des œuvres populaires et fortes comme les deux Hellboy ou le fameux Labyrinthe de Pan. Suivant depuis quelques mois les avancées de la production de Pacific Rim, j’étais tout de même curieux de voir le résultat d’un genre qui, l’air de rien, semblait complètement casse-gueule, soit le combat entre des monstres titanesques et des robots géants.

Écrire un commentaire

La communication pour les nuls

La France a certainement de solides enjeux et défis à relever, un des plus urgents étant sûrement de comprendre que la communication n’est pas un domaine qui doit être traitée avec légèreté, voire avec inconscience. Même si l’affaire se passe en Suisse, elle est assez édifiante car elle démontre les dangers d’une utilisation des ressources en ligne (de plus en plus globalisées – perte de sens par la confrontation des valeurs culturelles souvent divergentes – cf mon article sur les logos) et d’une communication irresponsable (rejet de la faute au plus bas maillon de la chaîne).

J’ai carrément bondi en découvrant hier cette triste affaire d’une publicité parue dans le cadre du festival de Montreux, mettant en scène, ou plutôt utilisant maladroitement, le cliché du Petit Grégory, ce pauvre garçonnet assassiné il y a près de 30 ans, et dont le crime n’a toujours pas été élucidé. Les explications ont rapidement montré du doigt l’inexpérience d’un graphiste, qui a choisi d’utiliser l’image en ignorant tous les détails de cette sinistre affaire et surtout l’écho encore tenace et macabre que ce visage évoque pour beaucoup de nos concitoyens., ce qu’on peut comprendre au vu des éléments précisés dans l’article du parisien.fr (d’origine étrangère, stagiaire, jeune).

Écrire un commentaire

Odysseus : une série mythique

Ce soir sur Arte, fin de la série initiée par Frédéric Azéma, qui s’est révélée, au fil des épisodes, de plus en plus palpitante. J’invite les amateurs potentiels à découvrir un excellent article de Benjamin Nilset (Pourquoi faut-il regarder la nouvelle série d’Arte, Odysseus), sur le site de l’express.fr, qui résume avec précision et justesse les avantages et défauts de la série. Personnellement, je ne partage pas les reproches faits sur la reproduction/représentation de la mythique Ithaque, car au contraire je trouve le résultat foncièrement réaliste. Beaucoup oublie que le concept de foule et de surpopulation urbaine est essentiellement moderne, et pour un petit royaume insulaire, la représentation très intimiste du palais, me semble assez fidèle à ce que pouvait être ce type de petite aristocratie isolée. À l’arrivée, le résultat se permet en outre de flirter avec la thématique de la tragédie grecque, en nous offrant un spectacle à la croisée du feuilleton et de la pièce théâtrale.

Écrire un commentaire

Médias et informations : la culture du copié/collé

L’affaire du furosémide est close. Vous savez, cette histoire de malades dont les décès aurait été causées par l’ingestion du mauvais traitement, en l’état des pilules siamoises, mais à la chimie bien différente. Peu adepte de la médication en général, j’étais assez curieux de comprendre le fin mot de cette histoire, avec de nombreuses morts annoncées dans les médias… Apparemment, c’est la faute d’une vieille dame (!) qui en organisant son petit échéancier personnel (sans doute sous la forme d’une boite avec différents rangements), a tenté de replacer ses pilules dans les emplacements récemment libérés, et donc descellés, des plaquettes. Vu que les pilules se ressemblaient, la vieille dame a donc inversé les médicaments et donc provoquer un funeste destin. Explication un poil étrange, car les actualités, au fil du temps, avaient évoqué plusieurs décès inexpliqués, apparemment non liés. Alors, plusieurs solutions se présentent : les victimes partageaient la même plaquette de médicaments (!), les médias ont allégué des faits non avérés (!!), ou cette explication semble un poil fabriquée de toute pièce par un service de communication (en gros celui de Teva), en se basant sur un rapport policier traitant certainement d’un des cas recensés (et donc généralisé à l’ensemble des autres cas).

Écrire un commentaire

Loco logo

Today, en navigant dans les news, je suis tombé sur un article d’atlantico.fr, traitant des messages subliminaux dans les logos. Article qui aurait pu être pertinent, s’il n’avait pas déjà été écrit ailleurs (je n’ose penser ni dire piller), soit sur le site référentiel www.advertisingtimes.fr, que je ne saurais trop conseiller aux experts en communication et marketing pour ses analyses et ses billets littéralement passionnants pour quiconque s’intéresse au concept de marque (brand management pour les anglophones/philes).

L’article en question, donc sur le site/blog advertisingtimes.fr, que je sélectionnerai par le critère d’antériorité (sans chercher d’ailleurs si le contenu n’est pas encore une récupération… la triste culture du copié/collé et les dérives déontologiques attenantes empêchant malheureusement toute certitude…), est intéressant car il dévoile la symbolique, le contenu sémiologique (ou sémiotique) d’un bon logo. Ce qui atteste de la perte de repère, voire de connaissances en ce tumultueux début de XXIème siècle, vu que l’étymologie du mot est en soi une définition. Du grec λόγος, lógos signifie le discours, mais en sus, un discours structuré, s’appuyant sur la raison. Un petit tour sur la page wikipédia dédiée au mot « Logos », vous procurera toutes les informations concernant la puissance d’un terme qui en se vulgarisant, est devenu à la fois un concept universel et un code souvent réduit à sa plus simple expression/vocation identitaire.

1 commentaire

Le sens de l’avis

Sur internet, les médias n’ont de cesse de rabâcher les bienfaits de la globalisation, le réseau concrétisant une sorte d’ère du verseau numérique, faite de partage, d’échanges, et de bienfaisance. En réalité, c’est surtout la face marchande et libérale qui a explosé ces dernières années, les prospecteurs du profit potentiel avidement penchés sur le joli berceau du web, testant tous les hochets générateurs de rentabilité. C’est ainsi que l’avis est devenu en quelques années une problématique et un levier puissant pour optimiser son discours commercial. Le seul souci, c’est que l’éthique n’est pas toujours au rendez-vous de l’acte d’opinion. Du restaurant au vendeur de mocassin, du petit bouiboui au grand discounter, la tentation est grande de doper une estimation par une intervention savamment calculée.

Écrire un commentaire

The Bay : la suite en direct et au Mexique

Il y a parfois des hasards qui s’imposent comme des prophéties. Alors que j’avais en tête les réminiscences de mon article sur The Bay, vu hier, je tombe là-dessus aux infos, soit un article du Monde.fr évoquant 500 tonnes de poissons morts au Mexique, dans des circonstances analogues à celles du film d’épouvante.

Cela donne carrément l’impression de vivre la suite du film en direct, tant certaines images font écho à cette triste nouvelle, désastre écologique causé par la cupidité et la stupidité humaines. Comme dans le film, quoi.

La réalité dépasse la fiction, ou la fiction se contente-t-elle de reproduire la triste réalité ?

La bande annonce du film The Bay, que je vous recommande chaudement (nàmm* : faut que je pense à faire mon échelle à renards pour donner la température de ma critique en un coup d’œil), en espérant ne jamais voir ça sur des chaines d’information :

*nàmm : note à moi-même, comme tout le monde le sait bien.

 

 

Écrire un commentaire

Dark Skies et The Bay : une belle et horrible journée

La fête du cinéma c’est bien, surtout quand cela me donne l’occasion de voir deux films d’horreur/épouvante d’affilée sans avoir à me ruiner. En ayant surtout comme ambition d’aller voir le film de Barry Levinson dont les bons échos n’ont cessé de me titiller l’oreille, j’ai décidé de faire un petit combo en matant Dark Skies dans la foulée. Dark Skies et The Bay pour 7 € en cinémascope, soit 3 heures d’épouvante et de grandes sensations, c’était comme pour me racheter d’avoir rater le récent remake d’Evil Dead !

En lisant quelques critiques en diagonale, histoire de ne pas trop me déflorer une intrigue qui tient en ses suspenses divers le vrai plaisir du film, j’avais cru voir des références à Sinister tant en terme de thématique que de traitement. N’ayant pas vu ce film, mais me rappelant les similitudes faites avec Insidious (vous me suivez ? en résumé, ça donne Dark Skies > fait penser à Sinister > qui fait penser à Insidious = Dark Skies > Insidious), j’attendais donc une histoire d’home invasion, avec des petits relents fantastiques ou mystiques. Et rien ne me surprit malheureusement la rétine, avec un cahier des charges très propre et très archétypal, livrant un produit calibré et tristement prévisible. Le pire étant malgré tout une paradoxale absence de tension. Le harcèlement alien repose en grande partie sur une pression sociale qui est peut être la véritable bonne idée du métrage, mais qui est un ressort inattendu voire incongru dans ce type de production. La caractérisation, la mise en situation qui fait écho au profond sentiment de crise qui secoue les vieilles sociétés occidentalisées, sont autant de choix scénaristiques qui à la fin consternent ; si l’idée est de mettre en parallèle la menace extraterrestre avec la montée des pays asiatiques, il serait même possible de discerner une forme de xénophobie primaire, mais gageons que le réalisateur et les scénaristes n’aient pas volontairement voulu aller jusque là.

1 commentaire

Star Trek : un revival référentiel

J’ai écrit un petit hommage récemment suite à la disparition du génial Richard Matheson, et lorsque j’évoquais l’impact et la notoriété d’une série comme « the Twilight Zone » (la Quatrième dimension chez nous, à ne pas confondre avec des sectes communautaires adorant des vampires phosphorescents), il y a tout un pan du paysage audiovisuel fantastique qui m’est revenu à l’esprit. Ah, l’époque de Temps X, des frères Bogdanoff, les séries japonaises sur fond de SF (Goldorak, Albator, SanKuKai, Capitaine Flam, Ulysse 31, etc.), et de bonnes vieilles séries américaines comme Cosmos 1999, Galactica, ou encore Star Trek…

À l’instar d’une série comme « The Twilight Zone », le principe de chaque épisode reposait sur un bon gros twist qui bouleversait à un moment donné l’intrigue en cours. Et on pouvait compter sur les figures pérennes qui participaient à l’action chaque semaine, soit le capitaine Kirk en figure masculine sur-testostéronisée (dès qu’il parlait, on avait presque l’impression qu’il allait finir par frapper son interlocuteur à la fin de son élocution… ce qui arrivait souvent), le vulcain Spock avec ses oreilles d’elfe et son tempérament introverti et son intellect ultra rationnel, Mac Coy le médecin bibinard ronchon, « Beam Up » Scotty, et le trio des co-pilotes en chef, Uhura, Zulu et Tchekov. L’air de rien, Star Trek manifestait sa différence avec cette fine équipe qui composait une petite famille trans-raciale, toujours solidaire, vertueuse et efficace. Chacun connaissait son rôle, et l’exécutait avec une précision quasi-mécanique, le seul souci, finalement, étant la personnalité tumultueuse et passionnée de leur capitaine, accro au danger, à la nouveauté, et aux donzelles légèrement vêtues qui parsèment, semble-t-il, toutes les galaxies environnantes.

Écrire un commentaire