Amour des Feintes

Triste nouvelle ce WE avec la disparition de Jane Birkin. Une occasion pour moi de lui rendre hommage en √©voquant ¬ę¬†ma¬†¬Ľ chanson fran√ßaise pr√©f√©r√©e, soit Amour des Feintes, chef-d’oeuvre du regrett√© Serge Gainsbourg. J’√©coutais ce morceau la semaine derni√®re, version symphonique… en me disant que si c’est Jane Birkin qui chante c’est bien lui qui s’exprime, r√©v√©lant beaucoup de l’homme qu’il √©tait vraiment, derri√®re l’image chaotique qu’il affichait en permanence dans les m√©dias. Un couple incroyable, des chansons sublimes, une personnalit√© fonci√®rement humaine et √©mouvante… Bye bye Jane B., tu resteras toujours une des plus chouettes ic√īnes d’un pass√© chaque jour de plus en plus r√©volu…

Amours des feintes
Des faux-semblants
Infante défunte
Se pavanant
Cartes en quinte
S’√©difiant
Le palais d’un prince
Catalan
Amours des feintes
Seul un can-
Délabre scint-
Ille au vent
O√Ļ l’on emprunte
Des sentiments
Le labyrinthe
Obsédant
Et comme si de rien n’√©tait
On joue √† l’√©motion
Entre un automne et un été
Mensonge par omission
Amours des feintes
Des faux-semblants
Infante défunte
Se pavanant
Etrange crainte
En écoutant
Les douces plaintes
Du vent
Amours des feintes
Au présent
Et l’on s’√©reinte
Hors du temps
Et pourtant maintes
Fois l’on tend
A se mainte-
Nir longtemps
Le temps ne peut-il s’arr√™ter
Au feu de nos passions
Il les consume sans pitié
Et c’est sans r√©mission
Amours des feintes
Des faux-semblants
Infante défunte
Se pavanant
Couleur absinthe
Odeur du temps
Jamais ne serai
Comme avant
Amours des feintes
Au loin j’entends
Là-bas qui tinte
Le temps
De ces empreintes
De nos vingt ans
Ne restent que les teintes
D’antan
Qui peut être et avoir été
Je pose la question
Peut-être étais-je destinée
A r√™ver d’√©vasion.